À l’écoute des Sermons
de l’Abbé Jean-Baptiste Heinis
Le lecteur trouvera à la fin de chaque Sermon une notice, soit pour éclairer une expression biblique, sa signification dans le contexte de son époque, sa tradition, etc… Elles sont signées du Dr François Jurascheck à qui nous devons la découverte et l’accès à cette source qui permet d’approfondir ce que nous cherchons à connaître : l’Âme du Curé Heinis. Pas seulement sa psychologie. “L’Âme“ est son tout. Le secret profond de sa structure, ce dont l’homme vit, sa conscience, sa culture, ce que son Ordination a fait de lui et en lui, sa manière de rejoindre les hommes (- eux aussi dans leur Âme, -) de leur époque. Dans son cas particulier, il les rejoint simultanément à la place et en MISSION d’un AUTRE. Si l’on veut : dans le rôle du Héraut. Qui a pu se familiariser, ne serait-ce qu’un peu, avec ses poèmes, discours à l’occasion de rencontres festives, lettres et autres écrits, trouvera donc dans ses Sermons une tonalité particulière et de circonstance. L’“
Amtsträger“ s’adresse à ses “Paroissiens“, ses “
Meine lieben Pfarr-kinder ». “
Meine” aussi bien que “
Kinder” ne sont pas que des conventions rhétoriques, pas d’avantage que “
Zuhörer” . Les réduire à l’usage actuellement courant (le Père X…”mon Père”,) et même les expliquer par le contexte de l’époque qui serait celui du serf encore mineur devant son Seigneur, conduirait à les vider de la part essentielle de leur sens.
“INITIATION” … “INITIER” qu’est-ce à dire ?
Le terme a été évité dans le titre du chapitre : il ne s’agit pas, en premier lieu, d’ “initier” les lecteurs, mais de permettre à ces derniers de mieux accéder au monde de nos “initiés”. L’initiation dont il veut être question ici revendique un sens fort et originel. Celui dont parle le dictionnaire pour désigner l’”ADMISSION à une religion, un culte, un état social particulier”. On peut même proposer à cette définition un synonyme qui se nommerait “
connaissance”. Car il s ‘agit effectivement d’une “
naissance”. L’ “
initié” a effectué un “passage”. “In”-“ire” veut dire “entrer- dans”. Il s’est laissé saisir par une vie et une croissance qui se développent sur d’autres racines. Greffer sur une transcendance, une autre échelle, pour établir dans une ALLIANCE qui n’est autre que celle dont le Partenaire est Dieu.
En lieu et place de l’ “échelle“ nous aurions pu choisir l’image de la roue, cycle dans lequel sont ordonnés les Sermons de l’Abbé Heinis, dans la succession des DIMANCHES et des FÊTES de l’ANNÉE LITURGIQUE. Celle-ci est, en principe, indépendante du déroulement des saisons naturelles, Noël et Pâques peuvent correspondre à l’état climatique de notre année civile alors qu’il en sera tout autrement en Afrique et en Asie. L’Année Liturgique commence le 1er DIMANCHE de l’AVENT (“Adventus“, avenir : s’applique aussi à ce qui arrivera le lendemain de notre Histoire présente.) En attendant, deux fêtes viendront en couronner la préparation : Noël et l’Épiphanie. C’est le Cycle de l’INCARNATION.
Auquel succèdera celui de la RÉDEMPTION. Pour son déploiement le “ciel“ nous invitera à nous déplacer du soleil vers la lune. En effet Pâques, qui en est l’aboutissement, est fixée au Dimanche qui suit la 1ère pleine lune du printemps. Avant le train de réformes liturgiques voulues par le Concile Vatican 2 (1962-1965) l’orientation de la fête de la Résurrection était prise dès le Dimanche de la SPTUAGÉSIME : celui qui se trouve dans la 7ème semaine qui la précède. SEXAGÉSIME (6ème), puis QUINQUAGÉSIME (5ème) suivront. Nous ne rencontrerons plus ces appellations ailleurs, sinon dans le déroulement de la présente collection – Heinis. L’empreinte pascale particulière à ce “Cycle” ne reprend actuellement sa marque qu’à partir de la “QUADRAGÉSIME” ou
CARÊME : 40 jours avant Pâques (à compter du Mercredi des Cendres, les Dimanches n’étant pas comptés).
PRÊTRE – initié – INITIATEUR – PÈRE
Initiation
sup-
porte un autre voisinage, très apparent dans les paroles de notre Prédicateur :
autorité ! Il parle, en effet, avec
autorité. On trouvait déjà que Jésus, à la différence des scribes, “parlait avec ‘autorité’” (Math 7,29). Nous comprenons par là qu’on avait bien vu en lui l’interprète du véritable “
auteur”, Dieu le Père dont il se revendiquait. Le Prêtre Heinis s’efforcera de n’être à son tour que le héraut de Dieu et de son Verbe. Il est bon de nous rappeler que nous nous trouvons toujours au chapitre des prolégomènes et que ceux-ci sont d’un intérêt capital. La sécularisation a fait des siècles passés, dont celui du Curé Heinis, un monde étranger et étrange. Il nous faut des clés pour comprendre l’état d’esprit des générations passées. L’horizon du
RELIGIEUX ne nous est plus naturellement familier. Il a certainement été ‘déplacé’, comme d’ailleurs la
réalité du MYSTÈRE. Notre communication entre la Spiritualité de l’être humain et le monde de la Transcendance s’atrophie avec son incapacité de plus en plus caractérisée à intégrer dans son monde la symphonie des
SYMBOLES. Un MOT, un SIGNE seraient ‘plats’ s’ils ne comportait pas une “
syn”thèse, donc une relation avec une réalité plus profonde. Comme le serait une COQUILLE vidée de son ‘hôte’ vivant…
Les Paroissiens appelaient leur Curé :”
Eiser (-unser) Herr !”.
“Herr” pouvait ne signifier que le Seigneur
féodal. Eux, ne risquaient pas de faire cette confusion, car il le situaient dans sa relation avec le
VRAI SEIGNEUR. Ils l’accueillaient aussi comme le
PÈRE. (Bénissez-moi, Père, j’ai péché…” Cela mériterait un examen semblable…
Liebe Pfarrkinder…) alors que ses actes de Pasteur et son Message n’étaient que ceux de l “icône” de l’invisible qu’il incarnait et re-
présentait. On le saluait en général par “
Gelobt sei Jesus-Christus…(Loué soit Jésus-Christ…) :même le rencontrer dans la rue n’était pas un banal hasard, mais un lieu béni et le temps d’une mystérieuse plénitude ! Ceci va très loin. Comment le Catéchiste Heinis s’y prendrait-il pour “expliquer” au jeune de notre temps comment
com-prendre (“donner,… recevoir…) “Le CORPS du CHRIST”… quand il lui ‘donne’ la Communion… ! Ce n’est guère plus simple que de lui dire : “je suis ton “
chargé d’âme” ! Il apparaît ainsi que l’écart le siècle de ses Sermons et le notre qui les étudie, n’est pas d’abord d’ordre religieux, mais
culturel. Chacun vient constater que sa clé n’est pas capable ni d’ouvrir ni de fermer une autre porte que la sienne…
Le
philosophe Heinis en serait-il étonné ? Dans un Sermon de Nouvel A( !) il disait, en se référant à Job : “Je marche sur une route et sur laquelle je ne retournerais plus”. Et plus loin “les oiseaux partent et reviennent… les plantes meurent et revivent,
nous ne revenons plus en arrière…” (Serm. 9, de 1865)
LA PAROLE INSÉPARABLE DU RITE
Nous utiliserons “rite” dans son sens le plus large. Par exemple : pour désigner la Maison-Dieu :
LIEU de la PAROLE. De celle qui vient de Dieu pour s’adresser aux hommes, et aussi de la Prière des hommes tournés vers lui. On englobera dans la compréhension du RITE le nécessaire qui s’impose pour le respect du SACRÉ : la PROPRETÉ, la BEAUTÉ, le SILENCE. On mentionnera celui du célébrant qui revêt les ‘ornements’ liturgiques et dont la remise de chacun était accompagnée d’une prière. Les signes de croix tracés sur le pain et la coupe, et l’ordonnancement des gestes pour bénir l’autel. Et, dans un sens plus large mais tout aussi vrai, on aurait tort de soustraire de notre inventaire le travail d’élaboration, le “soin” élaboré pour rédiger, et certainement aussi pour prononcer ces Sermons, par l’Abbé Heinis. Il saute à nos yeux de lecteurs que son modeste auditoire n’en exigeait pas tant ! Mais ce qui se passait, se disait et était chanté dans le cadre de la
CÉLÉBRATION méritait une “TENUE DE DIMANCHE !» L’improvisation n’y avait pas droit de cité ! On devait souvent se dire à l’issue de la Messe : “
s’esch schen g’se”, “ar hat schen predigt » ! Ce que Didier Decoin aurait exprimé par le titre de l’un de ses ouvrages : “il a fait Dieu !” (“
IL FAIT DIEU ! “ Fayard 1997)
Nous n’en sommes pas encore à l’ “Ite, Missa est”… Chacun doit d’abord avoir trouvé sa place. Le Prêtre dans le chœur, qui est endroit de l’autel. C’est le lieu ‘élevé’ (“altus”). L’Assemblée (‘église’ = celle qui est convoquée…) occupe la ‘nef’ (le navire), plus basse de quelques marches. Un “banc de Communion” avait bien tenu à garder son nom, même au cours des périodes où l’accès à la Communion était moins fréquent. S’il a disparu dans de nombreux cas c’est parce que, de fait, il étai arrivé à apparaître davantage comme un “sine de séparation” entre le Célébrant et l’Assemblée, au lieu d’en souligner leur COMMUNION ecclésiale. Les enfants sont placés dans la nef dans les premiers (‘petits’)-bancs, suivi des jeunes gens –des célibataires,- des adultes. Et pour tous : garçons et hommes au côté droit, filles et femmes à gauche. La répartition correspondait aux règles générales de l’époque. Elle jouera un rôle dans la communication. Le Prédicateur aurait proposé différemment le message de son Sermon si, au lieu de familles ainsi ‘éclatées’, il s’était trouvé devant une composition où maris, femmes, enfants, occupaient un même banc. À cette époque on neparlait pas autant et comme nous de la “communication”… (L’Assemblée aurait mérité qu’on parle de ses Rites… mais ce n’est pas l’objet de ces pages.)
Nous passons intentionnellement aux Sermons où nous sommes attendus. Au moment de la Messe o le Célébrant quitte l’Autel après la lecture de l’Épitre et le chant, en latin, de l’Évangile, sans chasuble mais l’Étole croisée sur sa poitrine et portant en évidence devant lui l’Évangéliaire bien dirigé vers les regards de l’Assemblée, il va emprunter les marches de l’escalier menant à la chaire, alors que se termine un cantique d’invocation à l’Esprit-Saint. On se signe, (front, lèvres et cœur) et écoute la lecture de l’Évangile, dont le livre, le chapitre et les versets de la Bible ont été, comme il se doit, consciencieusement rappelés .
Le Prédicateur se trouve sous un abat-voix qui, en plus de son évidente utilité, revendique aussi un sens. Souvent un ange à la trompette le surplombe et présente les Tables de la Loi remises à Moïse. À son opposé, et donc au-dessus de la tête du Prédicateur, la Colombe qui atteste que c’est le moment où la révélation est actualisée. Il nous suffit alors de trouver, encadrant la chaire, la représentation des 4 Évangélistes, pour comprendre en quel Nom et sous quelle Autorité l’Abbé Heinis va, ici, prendre la Parole !
D’ABORD POUR NOUS FAIRE PART DE SON RÔLE
(sein AMT)
Même si tous les signes énumérés ci-dessus devaient manquer, p. ex. faute de moyens matériels de la Paroisse, l’Abbé Heinis se trouverait dans SA chaire qui est en même temps son
CADRE : celui de la
Tora, du Témoignage Évangélique, de son Ordination par l’Église. Cadre de ses
Pouvoirs, qui sont autant de
Devoirs et de
Limites que personne ne connaîtra mieux que lui. ( Il s’en ouvrira dans l’un ou l’autre de ses poèmes). Élevé au haut de cette chaire il n’en restera pas moins un être humain. On aurait tort de lui demander de cacher ses talents. Il ne sera pas indifférent aux effets que peuvent produire ses paroles… Jésus connaissait de “saintes colères”. Lui, ne cachera pas en toute circonstance ses mauvaises humeurs… Certains tableaux brossés comme autant de menaces auront besoin de compléments ‘modérateurs’… une autre fois… On ne lui en voudra pas de ne pas pouvoir tout dire le même jour. Comme, en lui, le poète et le prêtre ne font qu’un, ses Sermons décrivent entre eux une “
vision du monde et de l’existence humaines ».
LAISSON-LE SE PRÉSENTER…
Le 3ème des Sermons prononcés un Vendredi-Saint (n°9-1865) donne à l’Abbé Heinisune occasion opportune pour s’exprimer sur la conception qu’il a de son rôle (
sein “
AMT”). Le “Fils de Dieu”, dit-il, “vient, en mourant de fermer ses lèvres…. Il est muet, devenu incapable de parler… Alors je
parle en son Nom, et
de ce saint lieu, et aujourd’hui je dis solennellement à tous…ce qu’il a voulu que soit rappelé aux pécheurs après sa mort… “
Ist jemand hier, der..(y a-t-il parmi vous…”) des orgueilleux et des imbus d’eux-mêmes…-des avares, -des esclaves de la chair…, -des animés de haine…, -enfin des désespérés doutant, comme Judas, de la miséricorde de Dieu… “
je dois lui rappeler… pour chaque cas tel passage de l’Apôtre… ou, comme dans le dernier cas, “
le mettre en présence du Cœur de Jésus ouvert par la lance pour lui rappeler qu’il s’est vidé de tout son sang et de l’eau pour lui”.
Dans la stricte logique de cette “délégation” l’autel n’est pas éloigné de la chaire où le célébrant dira, quelques instants après, et au nom du
Seigneur : “CECI EST
MON CORPS”. Au
Beicht-STUHL, ‘Siégeant’ au Confessionnal “
Je te pardonne tes péchés au
NOM du PÈRE, du FILS et du SAINT-ESPRIT”.
CAMÉLÉON ou MAGICIEN ?
Le premier de ces deux termes évoque le souvenir du Professeur Brunner qui confiait à son ami, le Dr Jurascheck : l’Abbé Heinis était un “caméléon linguistique“. C’était le compliment qu’il tirait de l’étude de son œuvre poétique, et de l’art qu’il avait su développer sur sa palette de poète. Ici nous le trouvons devant une composition d’un autre ordre : le Verbe remplace la couleur. Il n’y échappera pas ! Il se reconnaît dans l’aveu de St. Paul et il le cite : “Malheur à moi si je ne prophétise pas !” (Corinthiens, 9, 16) et poursuit “Nous ne sommes que la voix !... cependant en nous écoutant, vous écoutez Dieu” (Sermon 30) ; Une autre fois il avait dit : “de la chaire, c’est Dieu qui parle avec vous !” (Sermon 26)
Quelques semaines auparavant, le 2ème Dimanche de Carême notre Prédicateur semblait mettre en garde que les Paroles qu’il aura à dire, qu’il croira devoir dire, lui, (en chaire ou ailleurs dans son
Amt,) ne sont ni magiques, ni absolues, ni infaillibles. Il n’en est pas dupe ! Son illustration et son argumentation, on s’en rendra facilement compte, montrant à quel examen approfondi, mais passionnant ( les spécialistes l’appellent ‘herméneutique’,) nous invitent ses Sermons en général. Voiciun extrait du Sermon invoqué plus haut, susceptible de servir de modérateur :
“Un mourant prend conscience des péchés commis durant sa vie. Mais (il cite St ; Augustin) “les pécheurs ont peur de mourir, au lieu d’avoir peur du péché … Le péché les abandonne… Mais eux n’abandonnent pas le péché!” L’Abbé Heinis place alors le pécheur dans une situation épouvantable : “devant deux issues à sa tombe : d’un côté trouve face à lui le regard d’un juge courroucé qui ne l’attend que pour le repousser ! sur l’autre le dragon de l’enfer, qui le menace de sa gueule ouverte ainsi que par l’épée de la vengeance pointée contre lui… Devant ce tableau le prêtre a beau vouloir le rassurer, lui parler de miséricorde, le bénir… Dieu au ciel ne desserre pas ses liens… Il laisse tomber sur lui sa malédiction… et pendant que le prêtre prononce ‘
ich spreche dich los’ “JE tepardonne tes péchés !”
LUI dit “Et MOI je te damne !” Tout simplement parce que sa conversion n’est pas sincère !
Notre Prédicateur – Poète avait-il caressé le projet un oratorio sur la passion du Christ ? Il en aurait été capable. Mais le passage n’a été choisi que pour souligner la lucidité de l’Abbé Heinis : malgré l’ “autorité” dont il se sent ‘investi’ et qu’il ne cache pas, il s’interdit de se mettre à la place de Dieu, dernière et définitive instance devant la conscience de l’homme.
Mgr Léon Hégelé
2/8/2008
______________________________________________________________
Zwischen den Werken des Dichters
106 PREDIGTEN des PRIESTERS J.B.HEINIS.
Das Verständnis der hl. Schrift setzt eine Übersetzung der historischen und kulturellen Begebenheiten ihrer Entstehung in unsere aktuellen Denkweise und Vorstellungen voraus. Dieser Grundsatz gilt auch für die Deutung der Predigten eines J.B.Heinis, obwohl sich die Ältesten der jetzt lebenden Generationen in mancher Hinsicht darin noch zu Recht finden könnten. Zur unumgänglichen Aktualisierung ihrer hier vorliegenden Zusammenstellung, verhilft vornehmlich der jeweilige Anhang, den H.Doktor Jurascheck, ohne den das totale literarische Werk des Priesters spurlos verschwunden wäre, jeder Predigt beigefügt hat.
Der Zweck der hier folgenden Erwägungen besteht jedoch nur darin, herauszulesen in welcher Verfassung und mit welchen Absichten Pfarrer Heinis die Kanzel besteigt um sein Predigtamt auszuüben, oder besser gesagt: zu “feiern”, wenn es auch für ihn nicht jedes Mal eine einfache Sache war. Ein oberflächlicher Leser könnte, beim Durchblättern dieses Vorwortes sich fragen warum wir uns so oft an winzigen Kleinigkeiten aufhalten und uns auf unnötigen Umwegen verlieren... Die Antwort wäre: um am Wesentlichen nicht vorbei zu gleiten. Geduld wird dazu notwendig sein. Zu Beginn ein Probestück...
Oft wendet sich unser Seelsorger an die vor ihm andächtige Pfarrgemeinde mit der Anrede: “m.l.Z“ “meine liebe
Zuhörer”, was für eine Dichterlesung oder eine Theologie-Vorlesung ausgereicht hätte. Da es eben hier weder um Dichtung noch um Abhandlung philosophischer Thesen geht, steigt manchmal seine Ansprache an anderen Stellen zu; “m.l.Pf.k.“ “meine lieben
Pfarr-Kinder ». Es soll das nicht zuerst als eine ,captatio’ oder Aufforderung zur vertraulichen Intimität aufgenommen werden. Wer da spricht tut es im Namen seiner sakramentalen WEIHE, die ihn nicht nur befähigt, sondern beauftragt an die Stelle eines ANDERN zu treten und zu sprechen. Auch wenn dieser “andere“ Gott selbst ist. Der Prediger, sowie seine “ Zuhörer“ sehen in ihm den Herold Gottes.
Eine SAKRAMENTALE “ INITIATION“
Der soeben gefallene Ausdruck “Kinder“, und der ihm entgegen kommende “ehrwürdige Vater, sollen für uns nicht als bleiche Bilder oder Vergleiche aus unserem alltäglichen Umgang verstanden werden. Beide sind, im Gegenteil, Ausdruck einer wahrhaften Sohn- und Vaterschaft. Gott aber ist als VATER:
VORBILD und nicht ein Abbild unseres menschlichen Vaterbegriffes. KIND-SEIN ist
von IHM GESCHENKTES LEBEN und immerwährende
Berufung.
“Meine lieben Pfarrkinder“ wird im Raum des Gotteshauses und im Rahmen des geweihten Predigtamtes ausgesprochen. Was weder einem Professoren noch einem Katecheten einfallen würde. Deswegen ist es wichtig unser Suchen, worum es eigentlich, und in der Liturgie, bei der mündlichen Verkündigung des Gotteswortes, geht, weiterzuführen. Nicht ohne Bedeutung ist die Tatsache dass in der Frühkirche nur der
GETAUFTE der Liturgie, in ihrer strengen Bezeichnung, zugelassen wurde.
Zur Taufe führte eine “
INITIATIO“. Wir bleiben bei der lateinischen FORMULIERUNG und wollen damit unterstreichen, dass es sich nicht um eine reine “Einführung“ in ein ‘Wissens’- ‘Verstehen’ oder sogar zu einer Art ‘Berufsausbildung’ handelt. ‘Unserer’ Einführung entspricht eine “
AUFNAHME“ in die
GLAUBENSGEMEINSCHAFT der KIRCHE. EINGLIEDERUNG (MIT-GLIED werden.) dürfte den abstrakten Ton verbessern, und hervorheben dass der
GANZE Mensch von dieser INITIATIO betroffen ist Dieser fundamentale Wandel wird im Sakrament in der
TAUFE vollzogen und gefeiert. Er
BEDEUTET TOD und AUFERSTEHUNG, Geburt,
im Getauften, eines neuen Menschen. So wie das Kind sich mit und durch seine Sprache zur Mündigkeit entwickelt, so bedarf nun auch der Gläubige Mittel zur
KOMMUNIKATION mit dem transzendenten Gott. Das “Wort“ wird befähigt Gottes Gedanken zu ermitteln und auch Gebet zu formulieren. Vor Jesus, dem fleischgewordenen
WORT waren schon die Propheten zu diesem Verkehr ausgesucht und berufen worden. Auch
ZEICHEN sind wesentlich. Ohne ZEICHEN bleiben manche WORTE
stumm. WORT und ZEICHEN der LITURGIE bilden den eigentlichen SITZ IM LEBEN und den wesentlichen ORT ihrer BEGEGNUNG für den Pfarrer Heinis mit seinen jeweiligen ‘Pfarrkindern’.
Beide leben von der selben Quelle im Miteinander, das wir schon als das “Zeitalter der , Christenheit’ katalogisieren. Gewiss waren nicht alle ihrer ,Mitglieder’ strahlende “Glaubenskenner“. Der Prozentsatz der praktizierenden, glaübigen und betenden Familien konnte je nach dem, manchmal hoch eingeschätzt werden. Zum großen Teil fügte sich die Mehrheit der Bevölkerung in die
Sakramentale Struktur der Kirche ein. Der Glaube an einen Gott, und eine allgemeine religiöse Einstellung, Sinn für das Mysterium usw... waren wohl kaum in Frage gestellt. Und wenn sie auch mit ihren Zeitgenossen denselben Ablauf der Jahreszeiten und Monate miterlebte, so nahm diese Mehrheit es auch an MITPILGER der Kirche zu sein auf der Bahn des “Liturgischen Jahres“ zu sein. Diese geheiligte Zeit führt in ihr die
symbolhafte (also wirkliche und wirkende) Fülle der Gegenwart Christi. Symbol will hier sagen dass der Kreislauf des Kirchenjahres keine leere Zeitspanne darstellt die unberührt
neben dem Jesus-Worte: “
ICH BIN der Weg, die Wahrheit und das Leben“(Joh.Evang.14,6) einherläuft. Die SONN- und FEIERTAGE waren (und sind) nicht zuerst Feste zum
Andenken. Auch nicht um etwa vergangene Heilstaten Gottes durch eine Zeremonie zu ersetzen. Das liturgische Fest ist
GEDÄCHTNIS dieser Taten: d.h. Was Gott durch Menschwerdung, Tod, und Auferstehung Christi, Sendung seines Geistes getan hat, ist nicht nur eine Sache an die man, in seinem Inneren fest glaubt dass Er es wirklich getan hat. Die Predigt ist wesentlicher Bestandteil von diesem
HODIE GOTTES der immerfort das HEUTE des MENSCHEN einholt um sich, durch und mit ihm
, der Welt zu offenbaren und zu schenken. Der Wirkende ist der ewige Gott. Die Kirche
feiert was Er ein für alle mal gewirkt hat. Oder wirkt. Denn für Gott gibt es nur einen und ewigen Tag.
Das mag uns weitführen von dem was die ;Pfarrkinder’ oder ,Zuhörer’ des Pfarrers aufnehmen konnten. In Wirklichkeit ist es umgekehrt weil wir glauben alles mit unserem
VERSTAND be-
greifen zu können. Wenn wir heute von
SYMBOL sprechen: verstehen wir Symbol der Dinge. Auch der einfachste Mensch, (vielleicht schon das Kind, und das Kind das wir werden sollen...) weiß dass der Umgang miteinander nur möglich ist wenn sich jeder einsetzt mit der “GANZHEIT“ seiner vielen Funktionen: SYMBOL ist der Ausdruck für diese Einheit. KENNEN, LIEBEN, GLAUBEN usw... und LEBEN können wir nicht nur mit den Augen, oder in Gedanken
erleben. Was im Abschnitt für “INITIATIO“ betont wurde: dass sie den “ganzen Menschen“ betrifft, gilt natürlich auch für den “
Umgang“ mit Gott. Die Predigt schwebt nicht in der Luft. Es wird dem heutigen Katholiken immer schwieriger sich vorzustellen wie Weinachten als ein
Hodie, also ein
HEUTE erlebt werden konnte nach der Vorbereitung des Advents. Dasselbe gilt auch für die Liturgie und das Fasten des Karfreitags und des Heiligen Ostertags!
Entfernen wir der Predigt, diese so verstandene Symbolik, so bleibt nur noch ein Stück guter und banaler Literatur, Sittenlehre wenn nicht Strafpredigt.zurück.(Der Abschnitt ...“Feier und Amt“ wird darauf zurückkommen,): Die Sendung unseres Predigers besteht darin: in der Kirche, mit der Kirche das
HODIE GOTTES im HODIE DER WELT durch die Liturgische Feier zu vergegenwärtigen und zu bekennen. Die Predigt ist wie eingewoben in einem inneren und zeichenhaften, persönlichen und gemeinsamen Tun. Und dis setzt voraus: Kennen und Bildung des Glaubens, Gebet und Innerlichkeit, manchmal Kampf, Bekenntnis, Kommunion mit der Kirche, Bereitschaft zum Nächsten usw... Weder Konferenz noch Theorie. Ihr Bedarf: Unterricht und Information, Ermutigung, Warnung. Erlaubt, wenn notwendig auch Kritik... Dieses Bedarfs sucht Pfarrer Heinis gerecht zu werden.
So kann auch eine Predigtsammlung, zu dem was uns aus andern Quellen bekannt ist, auch beitragen ein lebendiges Bild vom geistigen Leben eines damaligen Dorfes am Oberrhein zu entwerfen. Vieles ist anders geworden. In der Welt, und dem zufolge auch in der Kirche. Lesen wir nicht, und wie zufällig in der Neujahrspredigt von 1865, und von Pfarrer Heinis das Zitat Jobs: “…ich wandle einen Weg, auf dem ich nicht mehr zurückkehren werde ’? und weiter: “Die Vögel wandern fort im Herbste und kommen wieder im Frühling; die Pflanzen sterben ab uns kommen im Frühjahr wieder zum Vorschein. Aber die Jahre der Menschen kommen nicht mehr…”
FÜR PFARRER HEINIS ist PREDIGT FEIER und AMT
Für manche ‘Pfarrkinder’ war die Predigt eine Busse und Grund zum Spätkommen oder Fehlen... Für viele Priester ein schwer überwindbarer Widerstand und immer ungelöstes Problem (Sicher auch oft zu Hause...) So am Septuagesimasonntag 1853. “ Zum Gottesdienst“, sagt der Prediger, “gehören drei Teile: das Messopfer, das Gebet und die Predigt“. “es ist Befehl von Christo und der Kirche“, Vom Konzil von Karthago das “einhellig die Strafe der Exkommunikation, oder des öffentlichen Kirchenbannes wider Jene ergehen ließ welche vor der geendigten Predigt sich aus der Kirche entfernen würden”. Auch das Konzil zu Agde und von Trient hatten in diesem Bezug strenge Haltung verordnet…
Eine LITURGIE, “spielt“ sich generell im Gotteshause ab. Sie bedarf Feierlichkeit, Schönheit auch Stille voraus. Nichts ist der Improvisation überlassen, weder Gewand, Haltung, Kerzenlicht, Weihrauchsegnung, Platzeinteilung usw... So wird sich auch Pfarrer Heinis bemühen schon beim Aufsatz und bis zum Vortragen seiner Predigt sein innig Bestes zu geben. Dem heutigen Leser wird das sofort auffallen, auch wenn er denkt dass die bescheidenen Leute niemals solche Sorgfältigkeit beansprucht hätten. Es gehört aber dazu. Zum sonntäglichen Gottesdienst gehörte das “Sonntagskleid“, auch für die Feier des Herren-Wortes, den Gesang usw... Am Schluss konnte man doch manchmal, wie er es selbst beobachtet hat, beim Heimgang von den Leuten hören: “Es war schön“; “Herr Pfarrer hat schön gepredigt!“ Oder wie es ein französischer Schriftsteller, Didier Decoin, durch den Titel seines Buches ausdrückte: “Il fait Dieu“ (
so ähnlich wie im Ausdruck: “Wunderschönes Wetter heute“) so die geheimnisvolle aber durch die Feier spürbare Gegenwart des “Göttlichen!“.
LITURGIE beträgt auch Bewegung. Des Priesters, aber auch der feiernden Gemeinde (Stehen, Sitzen, Prozession zur Kommunion..) Für den Zelebranten ist der ALTAR bestimmt, der “hohe Ort“! (vom latein:,altus’) von dem alles ausgeht und zu dem alles führt. Nach den Lesungen (zur Zeit in lateinischer Sprache,) verlässt der Prediger das eigentliche “Messgewand“. Umso besser wird die auf seiner Brust gekreuzte Stola frei und sichtbar. Sie war ihm bei der Diakonweihe aufgelegt als Zeichen seiner Berufung zum Dienst am Nächsten und Bereitschaft für das Gotteswort. Predigen ist Dienst. Ein Amt im Auftrag Gottes und der Kirche.
Hier, und jetzt steht unser Prediger sogar höher als am Altar. Näher und vernehmbar für die ,Zuhörer’, und dazu ein zusätzliches und
symbolisches Gewicht: für das WORT das von oben kommt um, unter den Menschen zu wohnen’. Die anderswo nur zweckdienliche “Decke“ über der Kanzel wird, wenn möglich, zum Träger der dargestellten Gesetztafeln, sogar mit einem posaunenden Engel. Und unter diesem Uroffenbarungsbild Gottes auf dem Sinaïberg, über dem Haupt des Predigers, vernimmt man das Bild einer Taube, Hinweis auf die Pfingstsendung zu Jerusalem. Der Lehrstuhl, -damit ist die Kanzel gemeint-, ist oft von den Symbolen der vier Evangelisten umgeben. Als Zeugen von all dem was über Jesus geschrieben wurde, oder als Wächter für die treue Verkündigung seiner Botschaft durch seinen Herold. Besser konnte man kaum das AMT des Predigers
umrahmen und
sicherstellen wollen...
PREDIGEN : EIN WAGNIS !
Es ist also zunächst ein DIENST. “Jesus, der Sohn Gottes“, so spricht er in der Karfreitagspredigt von 1850, “hat seinen Mund schon verschlossen... er kann nicht mehr reden...“ Aber anstatt seiner, rede ich hier von dieser hl. Stätte, und erkläre allen, was er den Sündern nach seinem Tode vorzutragen hinterlassen hat... Wenn also Jemand hier sein sollte, der von Stolz und Hochmut eingenommen ist... dem, soll ich heute im Namen des Gekreuzigten Jesus die Worte des hl. Paulus tief in das Herz eindrücken... “Wer sich selbst erhöhet, wird erniedriget werden...; ... Ist jemand zugegen, der vom Geize beherrscht wird, den soll ich... im Namen Jesu, aus dem Briefe des Weltapostels erinnern...usw...usw...“
Eine wohl unmögliche und eingesehene Anmaßung! Wo es möglich ist holt so viel wie möglich der Prediger Heinis Zuflucht zu den Auslegungen der Kirchenväter der Frühkirche. Bei ihnen findet er zum Beispiel die Geschichte eines Sünders der am Sterben liegt. “Er sieht jenseits des Grabes einen erzürnten Richter (gemeint ist ...Gott!) der auf ihn wartet, um ihn von sich zu stoßen, und zugleich “den höllischen Drachen, der seinen Rachen nach ihm aufsperrt... das Schwert der Rache...(und hier der Satan). Der Priester spricht von Barmherzigkeit, erteilt Lossprechung, segnet ihn...“ Aber Gott im Himmel hält ihn gebunden, lässt auf ihn seinen Fluch fallen. Und während der Priester sagt: “Ich spreche dich los“, so spricht ER: “Und ich verdamme ihn!“ Einzig und allein “weil seine Bekehrung nicht aufrichtig ist“!(2. Quadragesima Sonntag).
Diesem Predigtausschnitt wäre manches zu entnehmen. Zunächst die positive Einsicht und das Bekenntnis: Gott sieht ins Herz! Was dem Menschen, und somit seinem Urteil oft entgeht. Dass hingegen das Urteil Gottes mit der “Rache des höllischen Drachen“ in der Entscheidung so einstimmt, gefällt werden kann, ist bestimmt nicht Gottes Wort! Man wird weiteren Extremfällen in dieser Predigtsammlung begegnen. Soll man sie der pädagogischen Absicht? Dem Temperament? Der Gewissenhaftigkeit und dem Verantwortungssinn des Hirten zuschreiben?
Im folgenden Beispiel kann man sogar von einem gesteigerten GRENZFALL sprechen. Die Karfreitagspredigt 1847 zeigt Jesus in seinem Sterben und die maßlose Sündenlast wofür er jetzt zum Opfer fällt. Er bittet: “Gerechter, heiliger Vater, wenn es möglich ist, so nimm diesen Kelch von mir“! Der Vater, aber “sieht nun in Jesum nicht mehr seinen Sohn, in dem er sein einziges Wohlgefallen hat, sondern den einzigen Sünder auf der Welt, und den einzigen Strafmäßigen, weil er freiwillig alle Sünden und alle Strafen auf sich genommen hat; der Vater hat jetzt für Jesum nur den Kelch der Bitterkeit, nur Schimpf und Spott, nur Geiselstreiche, nur Tod und Verderben, aber keinen Trost; Jesus muss den Kelch des Leidens, den Kelch der Bitterkeit, den ihm unsre Sünden zubereitet haben bis auf die Hefe austrinken. Doch er ergibt sich willig darin, und sagt zum Vater: “Vater, ich trinke ihn diesen Kelch, ich leere ihn aus, denn nicht mein, sondern dein Wille soll geschehen“.
In beiden dieser Fälle wäre es ein Leichtes Äußerungen entgegen zu stellen, wodurch die Liebe des Vaters zu seinem Sohn und seine Barmherzigkeit zu seinen Kindern, auch den Sünder gegenüber, zu “beweisen“ (Pfarrer Heinis brauchte sehr oft dieses Zeitwort...). Derartige Extreme, die das Verhalten des Einzelnen, oder anderswo auch die Umstände, Sitten und Gewohnheiten auf diese Weise tadeln, sind für
uns heute unerwartet. Sie entsprechen nicht UNSERER Vorstellung Gottes, falls wir uns einbilden diese unserige sei die vollkommenste... Zu den eventuellen persönlichen Gründen die dafür soeben erwähnt wurden, sollen wir nicht übersehen dass ungefähr 200 Predigten verloren sind; vielleicht für uns ein verfehlter Raum in dem mehr Positives und Verdienstvolles zu finden gewesen wäre. Diese Tatsache soll gleichzeitig eine Warnung sein: niemals könnte man an Hand nur dieser vorliegenden Predigten ein ernstzunehmendes Bild des Priesters und Dichters skizzieren. Dazu sollte sein ganzes schriftliches Erbe zu Rate gezogen werden.
Die hl. Schrift hatte unsere Betrachtungen eingeleitet. Dass sie uns an derer Abschluss erwartet war nicht Vorbedacht. Und trotzdem bietet sie dem Leser, der die Wanderung durch die Predigtsammlung von Pfarrer Heinis antritt, ein leuchtendes Gleichnis. Das Buch der Psalmen beträgt deren 150 zum Beten und Betrachten. Einzel, oder aus Zufall getroffen sind sie stumm und unverwendbar. Sie gehören nicht nur zusammen als Buch. Sie sind miteinander das Echo einer Geschichte, welche Gott und sein Volk erlebt haben. So auch, mutatis mutandis, Pfarrer Heinis und sein Werk – Pfarrer Heinis und seine Zeit. Denn erstaunlich bleibt es doch, dass die Urenkel seiner Generation, - zu denen wir uns bekennen-, so lange noch nach seinem Leben Gott gekannt, genannt, bekennt und ihn uns vorgelegt haben als den “lieben Gott“! (“d’r liawa Gott“!).
Mgr Léon Hégelé
2/8/2008