Jean
Johann Baptist Heinis poèmes et sermons

COMMENTAIRES

I.  HOMME DANS SON MILIEU

Mon curé chez les ploucs ; mais des paysans pleins de bon sens, d’astuces, de savoir-faire et d’un savoir-vivre bien à eux.
Il était originaire d’un petit village près de Ferrette, donc de milieu haut- alémanique, village aux ressources limitées, au pied d’une chaîne de montagnes, peu fertile. Seul le changement de milieu, sa sortie de celui-ci pouvait lui procurer une ascension sociale, ce qu’il a fait vers l’âge de 20 ans.
Apprendre le Français en Suisse, à Porrentruy et accessoirement la versification Allemande et Latine, continuer les études à Altkirch, milieu Germanique à l’époque, puis continuer à Strasbourg au grand Séminaire, l’église lui procurant les moyens nécessaires. Ce cursus lui a permis aussi de suivre sa vocation de poète, de développer sa langue et ses capacités intellectuelles. Mais nous ne connaissons pas les milieux où il a évolué ou qu’il a pu contacter.
Il s’est arrêté à 5 paroisses de villages pauvres, de cultivateurs, de paysans. Il ne pouvait donc à partir de là s’insérer dans la vraie vie culturelle, celle d’un lettré qui lui convenait. Ce n’est qu’à sa retraite qu’il a pu contacter un milieu plus large (Altkirch).
Il semble avoir gardé des relations en Suisse et quelques-unes en Allemagne. La France est moins favorisée (Politique, vécu de la Révolution et ses séquelles).
Mais même à Altkirch, où il est bien inséré, il semble avoir peu de relations avec Strasbourg. Le Sundgau semble considéré de là comme une terre mineure ! Ses relations avec l’Evêché ne se sont faites qu’au niveau du Coadjuteur, semble-t-il.

Vivre dans le Sud de l’Alsace, c’est savoir garder une certaine autonomie, être un peu rebelle, savoir se développer seul, surtout ne pas vivre sous allégeance strasbourgeoise ; et s’insérer dans les peuples bordant la province de façon cohérente et efficace !

II. QUESTIONS FONDAMENTALES

- Qu’est ce qui l’a bloqué dans son ascension sociale ?
  Sa vocation tardive, son origine rurale reculée, sa charge de famille
  (4 nièces orphelines)
- Qu’elle était sa position au sein du clergé et sa considération par l’Évèché ?
- Pourquoi à son enterrement y avait-il 25 prêtres et plusieurs doyens ?
  Témoin d’une position reconnue.
- À travers ses poèmes, nous pouvons connaître discrètement les difficultés
  d’une cure de campagne.
- Son attitude politique, est-elle une vision personnelle ou vision d’église ?

III. LE TERROIR

Le lieu de naissance : Kœstlach (Chäschli ou Käschli) est situé en bordure des monts du Jura, au début du plateau Sundgovien. On y parle le dialecte haut alémanique. Le hameau est situé entre Ferrette (Pfirt – Comtat) et Porrentruy en Suisse Francophone. Il s’agit d’un habitat très ancien, connu du temps des Romains  qui y avaient installé un poste d’observation. Il s’agit d’une contrée agricole pauvre (forêt, pâturages, étangs de carpes, et petits champs étroits, bombés en leur milieu pour permettre un bon écoulement de l’eau, car le terrain est peu perméable, argileux, peu productif). Il n’y avait pas d’industrie ; mais  une agriculture de subsistance.
Les 2 premières paroisses se trouvent dans la plaine rhénane. Les villages, en terrain bas alémanique, l’un au sud de Colmar (Oberhergheim), l’autre au nord de Mulhouse (Pulversheim) font aussi partis d’une région agricole pauvre ; car la terre fertile, peu épaisse est assise sur un soubassement de galets, très perméable, donc sèche. Les champs, assez étendus, rapportent peu, céréales maigres et pommes de terre. Ces lieux ont un rapport très en dessous du niveau de rapport des collines viticoles sous vosgiennes et les gens ne se mélangent pas entre ces deux contrées, car les travaux agricoles sont très différents et plus durs dans le vignoble. Ces zones sont considérées comme arriérées par les viticulteurs sous vosgiens, plus aisés (élite de la classe paysanne !) À l’époque de Heinis Oberhergheim sur la rive gauche de l’Ill, compte environ 1660 hab., a une petite communauté juive, cultive le seigle, l’orge, la pomme de terre et quelques vignes. C’est aussi l’époque ou on installe une orgue Callinet dans l’église. Pulversheim est tout petit : 347 hab, dont quelques propriétaires terriens et surtout des journaliers. Il n’y a qu’une chapelle ; une teinturerie a été fondée en 1835. L’ agriculture est la même que ci dessus.
Les 3 villages du Sundgau, sur la frontière entre le haut et bas alémanique, sont en terrain agricole pauvre comme Kœstlach, mais en collines simplement. Ils sont caractérisés par des champs bombés et la présence d’étangs. Proche de Bâle, mais avec une frontière relativement étanche entre l’Alsace et la Suisse  À cette époque, il n’y a aucune industrie dans 2 villages ; aucune rivière importante pouvait jouer voie de communication. À Roppentzwiller Zuber et Rieder ont été remplacés par Schlumberger et Steiner, qui deviendra E. Lang. L’agriculture : des céréales pauvres, de l’élevage, quelques vergers et quelques vignes. Ranspach le Bas compte 676 hab. ; Roppentzwiller 624 ; Schlierbach 825.
Le nom des 3 villages laisse supposer un terrain instable, boueux à l’origine.

L’ensemble des villages concernés, sont des endroits pauvres, sans beaucoup de ressources, sans agriculture de rapport, mais que de subsistance. Les risques de disette étaient réels comme il le signale dans un sermon. Les régions riches à l’époque sont les villes de la décapole, le vignoble, l’industrie autour de Mulhouse (Seule Pulversheim y est proche). Et l’exception est Roppentzwiller, quoique de faible importance.

L’agriculture se transforme lentement, le sol est amendé, la jachère tend à disparaître, le labourage se fait plus profond, la valeur de la terre augmente. Le sort des paysans et des journaliers s’améliore !

L’auteur de ces lignes, originaire du bas alémanique sous vosgien a passé quelque temps de sa jeunesse en territoire haut alémanique, devenant ainsi apte à déchiffrer les nuances des 2 dialectes, dans le cadre des poèmes en divers dialectes. Leur transcription était particulièrement ardue, car écrites en écriture gothique, et souvent avec des formes d’écriture très personelles.

IV. LANGUE ET ORTHOGRAPHE

Nous sommes dans un cadre très particuliers : la langue parlée est le dialecte, l’allemand sert à l’enseignement moral et religieux (ses sermons sont en allemand), le français, souvent ânonné, est enseigné à l’école ; souvent la famille de l’instituteur ne le comprend pas ! Le renouveau vient des congrégations enseignantes qui forment les jeunes filles dans des pensionnats (deux nièces de Heinis) ; mais les enfants en général ne savent pas le français !

Donc contrairement aux poèmes, les sermons ont été rédigés exclusivement en langue allemande.
Les formes sont assez archaïsantes au début, mais se rapprochent progressivement de l’Allemand classique. Il n’y a jamais d’expressions pdialectales ou de Yddish que l’on retrouve dans ses poèmes.

Exemples :
Le ÿ   dans sa forme eÿ devient progressivement ei, mais jusqu’à la fin le mot sein (être) est écrit seÿn. Cette évolution se rencontre surtout entre 1846 et 1854.
Seÿ, seÿd, seÿn, beÿ, beÿm, dabeÿ, zweÿ, dreÿ, allerleÿ, einerleÿ, beÿgewohnt, befreÿt, Freÿheit, Geschreÿ, Parteÿ, Meÿnung, Eÿe (œuf), Sklavereÿ, Verräthereÿ, Räubereÿen, Ausschreÿen, Verheÿrathenen.

L’usage du h est différent de son expression définitive. Il n’y a jamais de h entre un o et un r (ohr) : hören. Le h après un t disparaît progressivement (Thaten, Thun).

Il fait un usage immodéré du nicht (pas, point) pour affirmer quelque chose.

“Le même” est toujours sous sa forme de nämliche ou plus rarement nemliche, derselbe n’existe pas.

Le ß ou ss est transcrit en ss, sauf s’il correspond à un s lent comme dans Buse, auquel cas on le transcrit en s simple pour indiquer la prononciation.

L’usage du K ou du C est variable pour un même mot,qui peut apparaître sous les deux orthographes : Kommunizieren ou Communizieren.

Le i peut apparaître sous l’ancienne forme de ü. (Hilfe est écrit Hülfe)

Parmi vous est écrit “aus euch

Gegen est utilisé pour exprimer actuellement l’expression «  contre ». À l’époque il pouvait signifier : vers, à, sur, contre, envers, avec, pour, à l’égard, à proportion, en comparaison, auprès, au prix, au regard. Ces divers emplois sont souvent retenus par l’auteur, qui le privilège dans sa signification : vers, envers. Gegen Gott signifie envers Dieu et non contre Dieu.
Certains mots ont totalement disparus : Steineichten, geil, Wollüstling.

Il n’existe que peu de mots non répertoriés dans les dictionnaires d’époque. Pas mal de mots n’ont plus l’usage de l’époque ou encore ont perdu le sens de l’époque.

L’écriture de certains mots (orthographe) a donc changé fortement

Il est probable que la parfaite connaissance de la poésie et de la versification, sa parfaite assimilation des dialectes du terroir de son temps, ont fortement accéléré l’évolution de son language dans un sens plus moderne, le clergé figurant parmi les professions « intellectuelles » de l’époque, où seul l’enseignant du village (souvent une religieuse) était ou approchait de ce niveau. Il ne mentionne jamais ses sources intellectuelles, quoique d’après certains poèmes il devait exister des cercles de poètes.

Dictionnaires utilisés :
1. HENSCHEL  DICTIONNAIRE DES LANGUES FRANÇAISES ET ALLEMANDES
    Imprimerie Paul Renouard  Au Bureau, rue Garancière N° 5 Paris 1838
2. BADER Christian  LEXIQUE DES PARLERS SUNDGAAUVIENS
    Ed du Rhin  Mulhouse 1997

Sources :
3. P. DOLLINGER  HISTOIRE DE L’ALSACE  Privat 1991
4.UNIVERSITÉ DE HAUTE ALSACE : DICTIONNAIRE DES COMMUNES
   DU HAUT RHIN Alsatia 1980

V LES CITATIONS

Elles sont le moyen que l’auteur utilise pour affirmer ou conforter ses affirmations concernant les vérités de la foi, de la religion, de l’église. Ces citations sont en général tirées de la bible, des évangiles, des actes des apôtres et des écrits des pères de l’église. Elles sont utilisées comme moyen d’affirmer, de souligner des vérités souvent de bon sens, mais que l’orateur n’ose affirmer de son propre chef, car ces citations ont une certaine valeur dogmatique, de vérité intangible pour les ouailles simples que sont ses paroissiens. Les affirmations des sermons sont ainsi toujours cautionnées par des personnes inattaquables dans le cadre de la religion chrétienne, à fortiori catholique. Elles forment ainsi l’ossature de ses sermons, « certifiés » de cette manière. Le sermon est donc une transmission, sous le contrôle du St Esprit de la foi et de son usage quotidien. Et ainsi, évite tout risque de propos tendancieux, voir hérétiques, ou tout simplement incorrects.

En résumé : le sermon est la transmission, en l’éclairant selon les données de son époque, de la parole de Dieu aux fidèles. Ainsi le prédicateur devient-il l’émissaire de l’Esprit de Dieu (St Esprit) vers ses fidèles ; d’où en fait très peu de latitude à une expression personnelle du prédicateur.

VI CRITÈRES D’ANALYSE DE L’ŒUVRE

- Contenu :
- Religion :
- Linguistique :
- Rhétorique :
- Idées personelles :
- Positions politiques :
  Personelles ou position de l’église de son époque

VII. AUTRES QUESTIONS

- le milieu rural alsacien au XIX° siècle
- les petites paroisses rurales :
- le regroupement des prêtres en charge des paroisses :
- comment était-il considéré : en tant que villageois ayant peu
  de possibilités d’évolution, ou en intellectuel ? :
- sa position au sein de l’église Alsacienne de l’époque.

 


 

Kommentar

F.Jurascheck

I. Kind seiner Zeit

Mein Pfarrer bei den Dorfsleuten; Bauern die über einen gesunden Menschenverstand verfügen, die schlau sind, die eine Geschicklichkeit und einen eigenen Lebensstil besitzen.
Er stammte aus einem kleinen Dorf bei Pfirt, also aus einer hochalemannischen Gegend, aus einem Dorf mit beschränkten Ressourcen, am Fuß eines Gebirges, das wenig fruchtbar war. Nur der Wechsel, das Verlassen seines Umfeldes konnte ihm einen Aufstieg in der Gesellschaft ermöglichen, was er im Alter von 20 Jahren tat.
So lernte er Französisch in der Schweiz, in Porrentruy, sowie nebenbei deutsche und lateinische Metrik, dann setzte er sein Studium in Altkirch, damals deutschsprachig, fort dann ging er ins große Seminar nach Straßburg; die Kirche gab ihm die nötigen Mittel dazu. Diese Laufbahn erlaubte ihm auch seine Berufung zum Dichter zu folgen, die Sprache und seine intellektuellen Fähigkeiten zu entwickeln. Aber wir kennen die Gesellschaftskreise nicht, in denen er sich entwickelte, wo er Kontakte knüpfen konnte.
Er weilte in fünf armen Dorfpfarreien von Landwirten, Bauern. Er konnte also von da an nicht am eigentlichen kulturellen Leben teilnehmen, was ihm von seiner Bildung zugestanden hätte. Erst als er im Ruhestand war, konnte er umfangreichere Kontakte pflegen.. 
Anscheinend hat er Beziehungen in der Schweiz und einige in Deutschland behalten. Frankreich hat er weniger bevorzugt, (Politik, Leben in der Revolutionszeit und ihre Folgen.)Aber sogar in Altkirch, wo er gut eingeführt ist, scheint  er wenig  Beziehungen zu Straßburg zu haben. Von dort betrachtet, scheint der Sundgau bedeutungslos zu sein. Seine Beziehungen mit dem Bistum blieben anscheinend auf der Ebene des Weihbischofes.

Im Süden des Elsass leben, das heißt eine gewisse Unabhängigkeit  bewahren, ein wenig unangepasst sein, im Stande sein, sich aus eigener Kraft zu entwickeln, und vor allem nicht untertänig Straßburg gegenüber zu sein und sich in die Bevölkerung, die an die Provinz grenzt, einzufügen.

II. Grundsätzliche Fragen

- Was hat ihn an seinem gesellschaftlichen Aufstieg gehindert?
   Seine späte Berufung, seine abgelegene ländliche Herkunft,
   seine Familienverpflichtungen? (vier verwaisten Nichten) ?
- Welche  war  seine Stellung im Klerus und sein Ansehen beim Bischof?
- Warum waren 25 Priester an seiner Beerdigung anwesend, darunter
   mehrere Dekane? das zeugt davon dass er gut angesehen war.
- In seinen Gedichten können wir in Andeutungen die Schwierigkeiten
   eines Dorfpfarrers erkennen.
- Ist seine politische Halten die Folge seiner persönlichen Sichtweise oder der
   Ansicht der Kirche

III. Das Gebiet

Geburtsort: Koestlach, (Chäschli oder Käschli) befindet sich am Saum des Jura, am Anfang der Sundgauer Hochebene. Dort spricht man den hochalemannischen Dialekt. Das Dörfchen befindet sich zwischen Pfirt (Grafschaft) und Porrentruy in der französischsprachigen Schweiz.. Die Siedlung ist sehr alt, schon in der Römerzeit bekannt. Die Römer hatten dort einen Beobachtungsposten errichtet .Es ist eine arme bäuerliche Gegend (Wald, Weideland, Karpfenweiher, kleine enge Äcker, die in der Mitte bauchig sind, um einen guten Wasserablauf zu erlauben, weil die Erde nicht sehr durchlässig ist, tonig und wenig fruchtbar). Es gab keine Industrie, nur eine lebenserhaltende Landwirtschaft.
Seine zwei ersten Pfarreien befinden sich im Rheintal. Die Dörfer, auf niederalemannischem Gebiet, das eine südlich von  Colmar, (Oberhergheim), das andere nördlich von Mulhouse (Pulversheim)sind gleichzeitig  Teil einer armen bäuerlichen Gegend. Da die dünne Schicht fruchtbarer Erde, auf einer sehr durchlässigen Kieselsteinschicht liegt, ist sie trocken. Die ziemlich weitläufigen Felder sind  nicht sehr fruchtbar, ( mageres Getreide und Kartoffeln. Diese Gebiete haben einen viel geringeren Ertrag als die Rebenbepflanzten Hügel der Untervogesen. Die Leute der beiden Gebiete vermischen sich nicht; ihre landwirtschaftliche Arbeit ist sehr verschieden und beschwerlicher im Weinberg. Diese Gegenden sind als rückständig betrachtet von den wohlhabenden Weinbauern der Untervogesen,(die Elite des Bauernstandes.) Zur Zeit von Heinis zählt Oberhergheim, am linken Ufer der Ill, 1660 Einwohner, hat eine kleine jüdische Gemeinde, baut Roggen, Gerste, Kartoffeln und einige Reben an. Zur dieser Zeit wird auch eine Callinet Orgel in die Kirche eingebaut.
Pulversheim ist sehr klein. 347 Einwohner, einige sind Landbesitzer, die große Anzahl aber Tagelöhner. Da gibt es nur eine Kapelle. Eine Färberei wurde in 1835 gegründet. Die Landwirtschaft ist vergleichbar mit der oben genannten.
Die drei Sundgauer Dörfer an der Grenze des Hoch- und Niederalemannischen liegen auf einem kargen Boden, wie Koestlach, aber hügelig. Sie zeichnen sich aus durch die gewölbten Felder und die Weiher. Sie liegen nicht weit entfernt von Basel, aber eine ziemlich dichte Grenze trennt das Elsass und die Schweiz. Damals gab es keine Industrie in den beiden Dörfern. Kein Fluss konnte die Rolle einer Verkehrslinie spielen. In Roppentzwiller sind Zuber und Rieder durch Schlumberger und Steiner (die E.Lang wurden)  ersetzt. Der Ackerbau: karge Getreide (Roggen, Gerste), Viehzucht, einige Obstbäume und Reben. Niederanspach zählt 676 Einwohner. Roppenzwiller 624, Schlierbach 825. Die Namen der drei Dörfer deuten auf einen unstabilen Boden, ursprünglich schlammig.    
Die betroffenen  Dörfer befinden sich  in armen Gegenden, ohne viel Einnahmequellen, ohne bedeutende Landwirtschaft; sie erlaubt nur die Bevölkerung zu ernähren. Die Gefahr der Hungersnot war realistisch, wie er es in einer Predigt aufzeigt. Die reichen Gegenden sind  zu dieser Zeit die zehn früher vereinigten Städten, die Weingegend, die Industrie um Mülhausen, (nur Pulversheim liegt nicht weit davon). Die Ausnahme ist Roppentzwiller, obwohl es nicht ein sehr einflussreicher Ort ist.
 Die Landwirtschaft gestaltet sich langsam um, der Boden wird gedüngt, das Brachland verschwindet langsam, der Pflug wird tiefer durchgeführt, der Wert des Landes steigt. Das Los der Bauern und der Tagelöhner verbessert sich.
Der Autor dieser Zeilen, gebürtig aus den Vorvogesen, niederalemannisches Gebiet, hat einen Teil seiner Jugend im hochalemannischen Gebiet verbracht, so dass er fähig wurde, die feine Unterschiede der beiden Dialekten zu entziffern, im Rahmen der Gedichte in verschiedenen Dialekte.  Die Übertragung war besonders schwer, weil die Gedichte mit der Spitzschrift (Sütterlinschrift,) geschrieben waren und oft in einer eigenwilligen Schreibweise.

IV. Sprache und Rechtschreibung

Wir bewegen uns in einem besonderen Rahmen. Die Alltagssprache ist der Dialekt. Deutsch dient der sittliche und religiöse Unterweisung. ( Seine Predigten sind auf Deutsch) Französisch, oft gebrochen, wird in der Schule gelernt. Oft versteht die Lehrerfamilie es nicht. Die Erneuerung kommt von den Lehrkongregationen, die die Mädchen in den Internaten  erziehen. (zwei Nichten von Heinis.) Aber im großen Ganzen können die Kinder kein Französisch..
So sind die Predigten -  im Gegensatz zu den Gedichten - ausschließlich auf Deutsch niedergeschrieben. Anfänglich ist die Ausdrucksweise ziemlich veraltet, aber  sie nähert sich zunehmend dem klassischen Deutsch. Man findet niemals Ausdrücke aus dem Dialekt oder Jiddisch, wie in den Gedichten.

Beispiele:
Das Ÿ in der Formulierung „eÿ“ wird langsam zum ei, aber bis zuletzt wird das Wort sein, seÿn geschrieben. Diese Entwicklung findet hauptsächlich  zwischen 1846 und 1854 statt. Seÿ, seÿd, seÿn, beÿ, beÿm, dabeÿ, zweÿ, dreÿ, allerleÿ, einerleÿ, beÿgewohnt, befreÿt, Freÿheit,Geschreÿ, Parteÿ, Meÿnung, Eÿe, Sklaverÿ, Verräthereÿ, Räubereÿen, ausschreÿen, Verheÿrathenen.

Die Verwendung des h unterscheidet sich vom endgültigen Gebrauch. Man findet nie h zwischen o und r (ohr) :hören. h nach t verschwindet langsam (Thaten, thun.)

Er braucht nicht ungewöhnlich häufig, wenn er etwas bekräftigen will.

Statt der nemliche verwendet er häufig der nämliche;  derselbe existiert nicht..   

ß oder ss schreibt sich ss, außer wenn es sich um ein gedehntes s wie Buse (statt Buße) handelt, um die Aussprache zu erleichtern.

Der Gebrauch von k oder c kann für dasselbe Wort variieren: Kommunizieren oder Communizieren.

i kann in der alten Form ü erscheinen .z. B. (Hüfe statt Hilfe).

Aus "unter euch" wird aus euch

Gegen wird im heutigen Sinne, gebraucht. Damals konnte es bedeuten: nach, in, auf, wider, gegen, mit, für, gegenüber, verhältnismäßig, im Vergleich zu, bei, zum Wert von, im Vergleich, . Der Schriftsteller braucht sie oft in diesem Sinne, aber bevorzugt den Sinn, vers, envers: "Gegen Gott" bedeutet" zu Gott" nicht wider Gott.

Einige Wörter sind völlig verschwunden: Steineichten, geil, Wollüstling.

Es werden sehr wenige Wörter gebraucht, die nicht in den damals gebräuchlichen Lexika stehen. Ziemlich viele Wörter werden nicht mehr im damaligen Sinne verwendet oder haben ihn verloren.

Die Rechtschreibung von bestimmten Wörtern hat sich stark geändert.

Es ist möglich, dass seine ausgezeichneten Kenntnisse in der Dichtkunst und der Metrik, seine vorzügliche Aneignung der Dialekten seiner Gegend und seiner Zeit, die Entwicklung seiner Sprache zur einer moderneren Auffassung  stark beschleunigt haben, da der Klerus zu den intellektuellen Berufe der Epoche gehörte, wo nur der Dorflehrer (oft eine Nonne) dieses Niveau hatte oder sich dem näherte.

Er erwähnt nie seine geistigen Quellen, obwohl man  aus einigen Gedichte schließen kann, dass es Dichterkreise gab.

Gebrauchte Lexikons:

1. HENSCHEL  DICTIONNAIRE DES LANGUES FRANÇAISES ET ALLEMANDES
    Imprimerie Paul Renouard  Au Bureau, rue Garancière N° 5 Paris 1838
2. BADER Christian  LEXIQUE DES PARLERS SUNDGAAUVIENS
    Ed du Rhin  Mulhouse 1997

Quellen :
3. P. DOLLINGER  HISTOIRE DE L’ALSACE  Privat 1991
4.UNIVERSITÉ DE HAUTE ALSACE : DICTIONNAIRE DES COMMUNES
   DU HAUT RHIN Alsatia 1980

V. Die Zitate

Der Autor verwendet sie, um seine Behauptungen, in Bezug auf  Glaubensgrundsätze, Religion und Kirche zu untermauern und  bestärken. Diese Zitate stammen meistens aus der Bibel, den Evangelien, der Apostelgeschichten, und den Schriften der Kirchenväter. Sie sind Mittel zum Zweck, die Wirklichkeit, häufig der gesunden Menschenverstand, abzubilden und zu unterstreichen, die der Autor nicht eigenmächtig behaupten wollte, weil diese Zitate einen gewissen dogmatischen Wert haben, und eine unantastbare Wahrheit für die einfachen Gläubigen sind. Die Behauptungen in den  Predigten sind so immer von unangreifbaren Personen verbürgt, im Rahmen der Christlichen Religion, besonders  der katholischen Religion. Sie sind das Gerüst seiner Predigten und auf diese Art beglaubigt. Die Predigt ist also eine Vermittlung des Glaubens in seinem täglichen Gebrauch und unter der Kontrolle des Heiligen Geistes.
So werden alle Gefahren einseitiger insbesondere ketzerischer oder einfach fehlerhafter Äußerungen vermieden.
Kurz zusammengefasst: die Predigt ist die Übermittlung des Wortes Gottes an die Gläubigen, beleuchtet mit den Mitteln seiner Zeit.
So wird der Prediger zum  Gesandten des Heiligen Geistes für seine Gläubigen, und dadurch bleibt ihm sehr wenig Freiheit für persönliche Formulierungen.

VI. Kriterien zur Bewertung seines Werkes

- Inhalt
- Religion
- Linguistik
- Rhetorik
- Eigene Ideen
- Politischer Standpunkt
  Seine persönliche Haltung und die der Kirche seiner Zeit.

VII. Weitere Fragen

- Das ländliche Milieu im Elsass des 19. Jahrhunderts.
- Die kleinen Dorfpfarreien.
- Die Umgruppierung der Priester, die Pfarreien betreuen.
- Wie war sein Ansehen...? als Dorfbewohner, der wenig Aufstiegmöglichkeiten
   hat oder als Gelehrter
- Welche Stellung besaß er in der elsässischen Kirche seiner Zeit?

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